Dans les hautes herbes

mv5bn2m0ntjmmdatnwi0zc00mjdlltlmywetmjnimmjmogrintewxkeyxkfqcgdeqxvymjuxmty3odm40._v1_sy1000_cr006751000_al_In the Tall Grass Film fantastique canadien (2019) de Vincenzo Natali, avec Laysla De Oliveira, Avery Whittead, Harrison Gilbertson, Will Buie Jr et Patrick Wilson – 1h41

Sur une route de campagne du Kansas, un frère et une sœur entrent dans un champ de hautes herbes pour y secourir un garçon appelant à l’aide…

Avec deux suites (Ça – chapitre 2Doctor Sleep), un remake (Simetierre) et une saison deux de Castle Rock, 2019 aura prouvé s’il en était besoin que Stephen King est toujours l’auteur le plus bankable au cinéma. Et sur Netflix avec Dans les hautes herbes, d’après une nouvelle que King a coécrit avec son fils Joe Hill, adaptée par Vincenzo Natali, réalisateur de Cube et Splice. En gros, il s’agit d’une partie très difficile de Marco Polo dans un énorme champ de hautes herbes entre un frère et une sœur et le gosse qu’ils sont venus délivrer. Une histoire simple tournée pour un budget qu’on devine peu élevé dans un vrai champ de hautes herbes au Canada bordé par un bowling abandonné (vrai) et une église pas en meilleur état (construite pour les besoins du film). S’offrant en guest un Patrick Wilson toujours prompt à faire flipper entre deux ConjuringDans les hautes herbes s’est lui-même perdu, comme ses personnages, dans les limbes de Netflix où il devrait errer pour l’éternité sous les yeux de quelques spectateurs indifférents.

Si des récits courts de Stephen King ont pu inspirer quelques chefs-d’œuvre comme Stand By MeLes Évadés ou The MistDans les hautes herbes devrait donc, lui, se faire oublier sans problème. L’auteur et son fiston offrent pourtant à Vincenzo Natali un concept béton clé en main, qui intrigue pendant une petite demi-heure. Le réalisateur de Cube y retrouve l’aspect escape game de ce dernier dans une version végétale avec son labyrinthe de hautes herbes qui s’avère foutre le bordel avec l’espace et le temps. Alors qu’on se demande par quelle astuce les personnages vont se sortir de ce merdier, on espère que Natali va soigner sa mise en scène pour nous laisser entrevoir la faille de son labyrinthe…

3895879
Ross (Patrick Wilson) et ses compagnons d’infortune essaient de comprendre ce qu’il se passe dans ce putain de film !

Sauf qu’assez vite, le réalisateur se rend compte de l’uniformité de son décor et des impasses de son scénario et, plutôt que de faire quelque chose de visuellement attrayant ou d’interactif avec son champ à perte de vue, il préfère fumer ses hautes herbes et se planter dans un fond de mythologie tribale imbitable. Ce qui nous donne droit, aux deux tiers du film, à un cabotinage en règle de Patrick Wilson dont on ne comprend rien aux élucubrations, et à un trip très laid. Du moins, on imagine que c’est très laid, parce que comme ça se passe dans la nuit noire, on y voit rien du tout ! Dans les hautes herbes poursuit donc laborieusement son chemin jusqu’à sa chute qui nous laisse penser qu’il aurait pu être un très bon épisode de La Quatrième Dimension plutôt qu’un film d’1h40 essayant de nous enfumer pour arriver à son terme.

BASTIEN MARIE


Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s