Kill Me Three Times

Comédie australienne (2014) de Kriv Stenders, avec Simon Pegg, Alice Braga, Teresa Palmer, Sullivan Stapleton, Luke Hemsworth, Callan Mulvey et Bryan Brown – 1h30

Le tueur à gages Charlie Wolfe est engagé par un patron de bar pour tuer sa femme infidèle, Alice. En route pour exécuter son contrat, Charlie est devancé par un couple de dentistes qui assassine Alice à sa place. C’est le début d’une longue série de chantages et de manigances dont Charlie sera le témoin privilégié…

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Charlie Wolfe (Simon Pegg) jubile à se préparer son plan « cool guys don’t look at explosions ».

Kill Me Three Times est un petit thriller comique australien qui, après une toute petite sortie américaine, prend logiquement chez nous le chemin du direct-to-video. Le film est tout de même le sixième du réalisateur Kris Stenders, pouvant aller du polar social (Boxing Day, 2007) à la production familiale et animalière (Red Dog, 2011). Le cinéaste s’installe cette fois dans le film criminel décalé à la frères Coen, emmenant avec lui la starlette Teresa Palmer (Tu ne tueras point) mais surtout Simon Pegg qui apporte, sur un temps de tournage qu’on imagine stretch, son gage d’humour british.

J’imagine que donner à Pegg le rôle du tueur à gages qui ne sera ironiquement que le témoin de l’action fut une façon de rentabiliser au maximum la présence réduite du comédien sur le tournage. Ma foi, c’est une très bonne idée, d’autant plus que le fait que le tueur à gages assiste au carnage qu’il devrait provoquer est le meilleur gag d’un Kill Me Three Times qui, le reste du temps, peine à décoller. L’intrigue est découpée en trois chapitres non chronologiques pour faire illusion sur le fait qu’elle est tristement prévisible. Elle est animée par peu de personnages qui, manque de bol, sont tous assez clichés et dont les intentions ne laissent que peu de mystère au spectateur attentif.

Des mentors coeniens, Kill Me Three Times a donc l’humour noir et le décalage de situations à la fois violentes et absurdes, mais il lui manque cruellement l’effet de surprise et la stupeur. Par conséquent, le temps que l’élève trop appliqué Kriv Stenders arrive à son hécatombe finale, on aura eu tout notre soûl de son ton désabusé et on se désintéressera poliment de ses personnages. Simon Pegg est encore celui qui s’en sort le mieux sans se forcer, s’offrant par ailleurs un formidable plan « cool guys don’t look at explosions ». Malheureusement, je n’aurais pas eu autant d’enthousiasme que son personnage à être le spectateur de Kill Me Three Times, DTV très routinier…

BASTIEN MARIE

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