Walk the Line

mv5bmjiyotu3mjuxof5bml5banbnxkftztcwmtq0njyzmw4040._v1_sy1000_cr006721000_al_Biopic musical américain, allemand (2005) de James Mangold, avec Joaquin Phoenix, Reese Witherspoon, Ginnifer Goodwin et Robert Patrick – 2h16

De retour de son service militaire, Johnny Cash enregistre un album de country puis part en tournée avec les plus grandes stars du rock de l’époque, parmi lesquelles June Carter, l’amour de sa vie…

Quand il a reçu son Oscar du meilleur acteur pour Joker, Joaquin Phoenix remerciait tous les gens qui lui ont offert une seconde chance et revendiquait le droit à la rédemption. Pensait-il alors à Walk the Line, biopic sur Johnny Cash qu’il tournait quinze ans plus tôt et qui ne parlait que de ça, de rédemption ? A l’époque, Phoenix n’avait pas gagné l’Oscar mais sa partenaire Reese Witherspoon, si, ce qui montre bien que le film a moins permis de mieux connaître Cash qu’à découvrir sa seconde épouse June Carter et l’importance qu’elle a eu dans sa vie. Derrière chaque grand homme… A noter que le couple d’acteurs a été approuvé par le couple Cash lui-même, encore en vie au début de la production du film.

A l’époque, on disait que c’était le carton de Ray qui avait permis de valider Walk the Line mais en réalité, James Mangold était déjà au boulot quand le film de Taylor Hackford est sorti. En même temps, c’est vrai que les deux biopics se ressemblent comme deux gouttes d’eau : enfance traumatisée par la perte d’un frère, succès fulgurant, toxicomanie dévorante, puis rédemption. Mangold ne se fait pas d’illusion : la vie de Johnny Cash est assez sombre, aussi noire que son costume, pour pouvoir s’en tenir pépère au biopic classique et ses rouages bien huilés. Il faut voir par exemple comme l’histoire de l’album emblématique At Folsom Prison est parfaitement résumée en trois petites séquences pour se rendre compte de l’assurance avec laquelle l’artisan Mangold conduit son récit. Linéaire, bien ordonné, Walk the Line se suit sans problème, comme cette ligne pas trop sinueuse que le titre nous propose justement de suivre. Mais pour révéler plus encore les ténèbres de la vie de Cash, Mangold y place la lumière qu’apporte June Carter et, plutôt qu’une énième hagiographie d’artiste légendaire, on préfère voir Walk the Line comme une belle histoire d’amour.

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Le couple Carter (Reese Witherspoon)/Cash (Joaquin Phoenix), la plus belle histoire d’amour de la scène country.

Dès lors, Mangold n’a plus qu’à se fier à sa direction d’acteurs experte, et laisse Joaquin Phoenix et Reese Witherspoon s’emparer complètement du film. Lui l’homme taciturne et ténébreux, elle la femme souriante et radieuse, voilà un couple on ne peut plus complémentaire malgré quelques faux départs. Naturellement, les deux acteurs sont brillants et chantent eux-mêmes les chansons, détail toujours extrêmement appréciable dans un biopic musical. Leur histoire d’amour est si touchante que Walk the Line en deviendrait presque un conte de fée southern gothic, sauf que c’est évidemment la princesse qui vient au secours du prince, charmant mais un peu torturé quand même. D’où la rédemption susmentionnée en fin de métrage, la ligne se bouclant sur une ultime réconciliation aussi brève que bouleversante.

BASTIEN MARIE

Autres films de James Mangold sur le Super Marie Blog : Logan (2017) ; Le Mans 66 (2019)


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