RockNRolla

mv5bmtkwmzy2ndazov5bml5banbnxkftztcwmzyynte4mq4040._v1_Film de gangsters britannique, américain, français (2008) de Guy Ritchie, avec Gerard Butler, Tom Wilkinson, Thandie Newton, Mark Strong, Idris Elba, Tom Hardy, Toby Kebbel, Jeremy Piven et Chris Ludacris Bridges – 1h54

A Londres, une transaction immobilière entre un pourri britannique et un millionnaire russe est considérablement compliquée par un trio de malfaiteurs, une comptable manipulatrice et une rockstar héroïnomane passée pour mort…

L’autre jour, on parlait du come-back de Guy Ritchie avec The Gentlemen. En fait, ce n’était pas la première fois que le réalisateur revenait à sa formule magique de film de gangsters rigolos, car il avait déjà tenté le coup il y a douze ans avec Rock’N Rolla. A l’époque, il se remettait de deux bides successifs, ceux d’A la dérive (2003), authentique navet qui lui coûta son mariage avec Madonna pour laquelle il l’a tourné, et de Revolver (2005), fresque de gangsters à Las Vegas si sérieuse qu’elle ne provoquait que l’humour involontaire. C’est le producteur Joel Silver qui vole notamment à son secours avec ce RockNRolla, volontairement drôle cette fois avec, pour remplacer un Jason Statham occupé par Death Race, Gérard Butler qui vient de se faire un nom et des pectoraux avec 300.

Si Arnaques, crime et botanique pouvait être considéré comme une véritable découverte, éventuellement confirmée par Snatch (ça dépend s’il vous fait marrer ou pas), ce RockNRolla est en revanche le canevas le plus faible de Guy Ritchie qui ne cache même plus sa roublardise. Le casting est très inégal (Gérard Butler semble faire des efforts considérables pour se montrer aussi décontracté que ses comparses Idris Elba et Tom Hardy), l’image est dégueulasse (plongée dans un ocre voulant faire glauque mais qui fait surtout paresseux) et, une fois n’est pas coutume, le scénario ne raconte pas grand chose sinon une transaction immobilière qui rate à plusieurs reprises. En toile de fond, Guy Ritchie voudrait parler de l’immobilier qui dévore Londres mais retombe toujours sur ses gangsters bas du front et increvables.

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One Two (Gerard Butler) vient de faire connaissance avec les gangsters, assez spartiates, de Guy Ritchie.

Pour filer son éternel complexe d’infériorité tarantinesque, Ritchie fout au milieu de tout ça un mcguffin avec ce tableau invisible qui passe de mains en mains. Or le propre d’un mcguffin est d’être un prétexte à une intrigue plus sophistiquée qu’elle n’en a l’air. Mais RockNRolla ne raconte rien autour de ce tableau, le réalisateur préférant digresser sur ses digressions comme un magicien qui fait une diversion pour un tour qui rate. C’est con car ses personnages auraient mérités mieux que le traitement caricatural auquel ils ont droit. En particulier son rockeur se faisant passer pour mort pour booster ses ventes d’album. Voilà une idée intéressante de personnage qui devient bien trop tard le protagoniste de RockNRolla et qui est interprété avec beaucoup trop d’emphase par Toby Kebbel réclamant de l’attention comme un ado en crise. Bref, on arrive péniblement au terme de ce film qui, dans son final, promet une suite ; on n’est pas vraiment surpris qu’elle n’est jamais vu le jour…

BASTIEN MARIE

Autres films de Guy Ritchie sur le Super Marie Blog : Le Roi Arthur : la légende d’Excalibur (2017) ; The Gentlemen (2019)


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