Birds of Prey et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn

mv5byzazzte5zmitmzmxoc00mjnklwezotmtyjqynwi1otnjotk5xkeyxkfqcgdeqxvyntm2nty4nzu40._v1_sy1000_cr006741000_al_Birds of Prey and the Fantabulous Emancipation of One Harley Quinn Film de super-héros américain, britannique (2020) de Cathy Yan, avec Margot Robbie, Jurnee Smollett-Bell, Mary Elizabeth Winstead, Rosie Perez, Ella Jay Basco, Chris Messina et Ewan McGregor – 1h49

Venant de rompre avec le Joker, Harley Quinn se reconvertit dans une carrière de chasseuse de primes et sa première mission, pour le compte du terrible Black Mask, est de retrouver le précieux diamant d’une ancienne famille mafieuse, volé par une jeune pickpocket…

Déclarée seule survivante de la catastrophe Suicide Squad, la Harley Quinn de Margot Robbie a droit en toute logique à son film à elle toute seule. Enfin, seule, pas tout à fait puisqu’on l’adjoint à une bande de justicières dont elle ne faisait pas partie au départ, et ça devient donc Birds of Prey et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn. Enfin, histoire de Harley Quinn, pas tout à fait puisque dans le titre original, on préfère parler d’émancipation pour ceux dans le fond qui n’auraient pas saisi la teneur féministe du film. Après l' »anomalie » Joker – qui n’en est pas du tout une mais on ne va pas remettre ça sur le tapis – DC et Warner reviennent donc à leurs habitudes avec l’aide de Margot Robbie qui produit aussi le film et de la réalisatrice (parce que c’est féministe on vous dit !) Cathy Yan qui n’avait réalisé jusque là qu’un film indépendant sino-américain (Dead Pigs, 2018).

Et figurez-vous que depuis l’existence officielle d’un DCU, Birds of Prey est ce que DC a fait de meilleur. Enfin, de moins pire je veux dire. Bon, évidemment, ça reste bien pas terrible : la première heure du film s’embourbe dans une multitude de flash-backs pour faire croire qu’on raconte une histoire compliquée, l’humour et la subversion restent de niveau collège et l’aspect « woke » est placardé là-dessus pour se donner une bonne image sans que ça n’ait de réelles implications. Les personnages sont aussi d’une minceur assez stupéfiante : Margot Robbie s’obstine à jouer une Harley Quinn absolument pas folle, Mary Elizabeth Winstead campe une justicière si inintéressante qu’elle n’a besoin que de quelques minutes pour exister, et Ewan McGregor cabotine comme un malade pour bien montrer que c’est lui le méchant.

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Harley Quinn (Margot Robbie) effrayée par le cabotinage de son ennemi, Black Mask (Ewan McGregor).

Mais ce qui rend Birds of Prey un tout petit peu plus sympathique que la moyenne, c’est déjà qu’il assume son aspect comic-book sans prétention. Là où un hypocrite Deadpool fait semblant de se moquer d’un système dont il fait partie, Birds of Prey se montre beaucoup plus bon enfant, atténuant sa violence par des explosions de confettis et des fumées multicolores qui au moins correspondent bien à la vision du personnage. Et puis il y a de très bonnes bastons, ce qui n’a rien d’une coïncidence puisque Cathy Yan a engagé les cascadeurs de John Wick. Du coup, dans le final dans un palais du rire, on a droit à un bon lot de coups de maillet dans les couilles ! Et ça donne un film qui a le mérite, même si ce n’est pas bien lourd, de se montrer honnête dans son intention de divertissement peu radical…

BASTIEN MARIE


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