John Wick Parabellum

mv5bownmntjjngmtnjrlmy00ntzhltkyndatmddiyje5zwe5ymfhxkeyxkfqcgdeqxvyotmyotqynza40._v1_sy1000_sx750_al_John Wick : Chapter 3 – Parabellum Film d’action américain (2019) de Chad Stahelski, avec Keanu Reeves, Halle Berry, Mark Dacascos, Ian McShane, Lance Reddick, Asia Kate Dillon, Laurence Fishburne, Saïd Taghmaoui et Anjelica Huston – 2h12

Après avoir transgressé une règle fondamentale en tuant un homme dans l’hôtel Continental, John Wick est traqué par les plus dangereux tueurs à gage du monde entier…

En 2014, Keanu Reeves acceptait de devenir John Wick dans un film réalisé par sa propre doublure Chad Stahelski. Il ne s’agissait que d’un petit film d’action à 30 millions de dollars, porté par des équipes de cascadeurs qui, voyant leur travail s’amoindrir dans l’industrie hollywoodienne, voulaient se mettre en scène eux-mêmes pour être sûrs que leur travail serait mis en valeur. Le film est un succès et on est aujourd’hui au troisième volet de la franchise, qui n’a pas beaucoup gonflé son budget (on reste à une somme raisonnable de 50 millions de dollars) mais récolte toujours plus au box-office (il vient de faire le meilleur démarrage de la série). En toute logique, un quatrième opus est déjà prévu pour 2021, mais en attendant, John Wick Parabellum (locution latine pour « préparer la guerre », mais aussi le nom d’un flingue) reprend l’aventure quelques minutes après les événements du deuxième épisode, alors que John Wick est traqué par les meilleurs tueurs de la planète. En entrant dans la salle, je m’inquiétais de n’avoir vu que le premier film et de me perdre en ayant loupé un chapitre. Mais en fait, c’est pas grave, tant que ça castagne…

Ne semblant pas voir dévié du désir initial d’enchaîner les bastons d’anthologie, John Wick Parabellum est un ride d’action pure, tenant plus à sa facture visuelle (photo et décors sont très soignés) qu’à la conduite de son récit. Celui-ci n’est qu’un prétexte – le film n’accuse d’ailleurs des coups de mou que quand il pense devoir raconter quelque chose – et l’univers de John Wick ne consiste qu’en une société parallèle rendant crédible le fait que des tueurs mortels se trouvent à chaque coin de rue. Le seul enjeu, c’est le bodycount que Keanu laisse derrière lui à la fin de chaque film (ici, plus de 90 victimes, soit un peu moins que dans le 2). Et pour l’accumuler, Keanu tue avec tout ce qu’il trouve sous la main, quand ses mains seules ne suffisent pas : flingues, armes blanches, bouquins, chiens, chevaux, etc. Le résultat est encore une fois fort généreux en adrénaline et os brisés, s’imposant comme la seule série d’action qui vaille le coup ces jours-ci, au-dessus de la nostalgie usée des Expendables ou le bling bling des Fast & Furious.

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John Wick (Keanu Reeves) va se bastonner sous la pluie comme dans un Johnnie To.

Ce que John Wick Parabellum a en plus par rapport à la concurrence, c’est une mise en scène experte pour les cascades physiques, pour les rendre tangibles et éprouvantes, alors qu’ailleurs elles sont très souvent reléguées derrière les effets spéciaux numériques. Ici, les combats sont intenses et insistent sur leur authenticité, tout en faisant honneur aux cascadeurs (dans le film, les personnages sont honorés de combattre John Wick comme les cascadeurs doivent être honorés de jouer avec Keanu Reeves). La vendetta de John Wick Parabellum ne se fait pas non plus sans une certaine cinéphilie, citant nombre d’influences et clins d’œil : le film commence sous la pluie diluvienne d’une mégapole comme à l’âge d’or des films d’action hongkongais, une poursuite entre cheval et motos cite celle similaire de True Lies, John Wick se fabrique un flingue perso comme le truand de Sergio Leone, un passage à Casablanca a sans aucun doute à voir avec le film de Michael Curtiz, sans oublier toutes les répliques que Keanu ressort de Matrix. Cerise sur le gâteau, le film s’offre des guest stars qu’on prend plaisir à revoir : outre Ian McShane et Laurence Fishburne, se ramènent Saïd Taghmaoui, Mark Dacascos et Anjelica Huston. Autant de visages marquants des 90’s qui acceptent volontiers une apparition dans ce John Wick Parabellum qui ne se réduit pas à la nostalgie mais veut plutôt imposer le cinéma d’action et les coups de tatane comme langage universel…

BASTIEN MARIE


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