Venom

mv5bndk3ndm1zdytmti5ys00ytzkltg3zmitn2i0mzq5nti1yzc0xkeyxkfqcgdeqxvyntyzmzu2mzk-_v1_sy1000_cr007041000_al_Film de super-zéro américain (2018) de Ruben Fleischer, avec Tom Hardy, Riz Ahmed et Michelle Williams – 1h52

Ayant perdu son boulot et sa fiancée pour s’être intéressé de trop prêt aux activités de la Life Foundation, le journaliste Eddie Brock n’en démord pas en pénétrant nuitamment dans leurs laboratoires. Là, il est contaminé par une substance extraterrestre qui va prendre le contrôle de son corps et de son esprit pour devenir Venom…

Depuis son apparition il y a dix ans dans Spider-Man 3 de Sam Raimi, Sony a désespérément tenté de sortir un film solo de Venom pour garder les droits de tout ce(ux) qui touche à l’homme-araignée. Après être passé de mains en mains et d’acteurs en acteurs, Venom a fini par trouver preneur avec Ruben Fleischer (Zombieland et… euh… Gangster Squad) et Tom Hardy, ce dernier signant sans réfléchir pour trois films. Il se murmure même que, succès de Deadpool et Logan aidant, le film pourrait être classé R. Mais Sony a depuis repris ses esprits et, après charcutage en salle de montage selon ses artisans, Venom est revenu à un très raisonnable PG-13 aux States et tout public chez nous. Résultat, les premières réactions sont assassines et Tom Hardy ne s’est pas privé de renier le film en bloc (ce qui est un peu facile, Tommy, une fois qu’on a empoché le pognon…).

Evidemment, Venom mérite toute la shitstorm qu’il s’est pris en pleine tronche. Ce qui ne l’empêchera pas d’engranger les millions au box-office et de se faire taillé en pièces par des sites en quête de clics faciles comme le Super Marie Blog par exemple. Mais n’en déplaise à Tom Hardy, le désastre de Venom n’a pas eu lieu qu’en salle de montage, loin de là : le film tout entier est un naufrage désespérant, au point que même les cadres de Marvel doivent rougir de honte en voyant leur logo orner la bouse. On a pu lire çà et là que Venom avait dix ans de retard ; effectivement, quand on s’en tient à une origin story de nos jours, ça paraît aussitôt désuet, mais en plus quand elle peine à atteindre la durée d’1h45…

mv5bnja1nju2mtytztnlni00zdfhlwezztktm2m4y2nhnmnjmzcwxkeyxkfqcgdeqxvyndqxnjcxnq-_v1_
Eddie Brock (Tom Hardy) en plein bad trip indigne d’Elmer, le remue-méninges.

Et quelle 1h45 ! Entre Riz Ahmed et Michelle Williams ne cachant même pas qu’ils cachetonnent dans des rôles insignifiants, Tom Hardy passe pour le plus gros benêt de Hollywood, incapable de contrôler son interprétation, comme s’il était possédé non plus par Venom mais par un Jerry Lewis dégénéré. Fleischer enchaîne plus de scènes comiques, toutes plus embarrassantes les unes que les autres, que de scènes d’action, et heureusement vu son incapacité à filmer le moindre coup de poing. Le pire étant atteint par le combat final entre deux symbiotes, d’une illisibilité incroyable puisqu’il s’agit en fait de deux diarrhées numériques se mélangeant pour n’en former qu’une. Ce qui nous rappelle qu’entre ça et Spawn, Todd McFarlane, créateur des deux personnages, a décidément été gâté par le septième art… On va peut-être arrêter notre pugilat ici, puisque tout ce qu’il me reste à dire sur Venom a plus ou moins rapport avec le caca. Je vais donc me contenter de rappeler qu’il y a dix ans, c’est sur les bottes de Sam Raimi qu’on venait chier, alors qu’aujourd’hui, le seul gagnant de Venom, c’est bien Spider-Man 3

BASTIEN MARIE


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s