The Void

mv5bnzu0mzgxmjatyju0nc00zwyyltljzwutntrknzbhztywyzy4xkeyxkfqcgdeqxvymtm2mzgyotu-_v1_Film d’horreur canadien, américain, britannique (2016) de Jeremy Gillespie et Steven Kostanski, avec Aaron Poole, Kenneth Welsh, Daniel Fathers, Kathleen Munroe, Ellen Wong, Mik Byskov et Art Hindle – 1h30

Quand il découvre un homme ensanglanté sur une route de campagne, l’agent de police Daniel Carter l’emmène à l’hôpital le plus proche, attendant de fermer après un incendie. Sa nuit empire encore quand il découvre que l’hôpital est encerclé par des fanatiques encagoulés, quand deux hommes armés font irruption et quand des créatures tentaculaires font leur apparition…

Travaillant dans les effets spéciaux depuis plus de dix ans, Jeremy Gillespie et Steven Kostanski en ont passé cinq à monter leur projet The Void. Il a finalement été financé à la fois de manière traditionnelle (notamment grâce à un producteur de The Witch) et via le crowdfunding. Réunissant au casting Aaron Poole (comme son nom l’indique, il est un vague sosie d’Aaron Paul !), Ellen Wong (Knives Chau dans Scott Pilgrim) et Art Hindle (Chromosome 3), le tournage s’est déroulé dans un vieux lycée promis à la destruction, et a donné la part belle aux effets spéciaux physiques pour donner vie à ses créatures lovecraftiennes.

Visiblement fans des 80’s, Gillespie et Kostanski le sont même trop pour le bien de leur film qui bouffe allègrement dans la gamelle de Stuart Gordon et John Carpenter. De ce dernier, ils repiquent nombre d’éléments de Prince des ténèbres (pas le plus connu, ce qui est encore plus commode) ainsi que les créatures de The Thing naturellement, le tout nimbé d’un score au synthé passant complètement inaperçu, quand bien même il fut composé par au moins six personnes ! The Void croule sous tellement de références que les plus méchants diront volontiers que le vide du titre est aussi et surtout celui du film, ne proposant rien de nouveau au genre.

mv5bnjm2ndziztitztazny00nmnllthjnwitotqyyzdmytq2njvhxkeyxkfqcgdeqxvynjewntm2mzc-_v1_
L’agent Carter (Aaron Poole) face à un patient qui soit est une créature lovecraftienne, soit a un très gros rhume !

Pour autant, je trouve que dans sa première partie, The Void se laisse regarder. Si ce n’est pour les efforts d’Aaron Poole pour rivaliser avec le talent de son quasi-homonyme, au moins pour l’enchaînement frénétique d’événements horribles en quelques minutes, transformant la nuit du pauvre agent Carter en cauchemar. A défaut d’originalité, les deux réalisateurs font au moins preuve d’énergie. Mais ça se gâte par la suite quand, pour expliquer les origines du mal qui dévore l’hôpital, le récit devient maladroitement elliptique et a recours à des explications très banales, notamment sur le background des personnages. S’il calque le scénario de Prince des ténèbresThe Void passe en revanche complètement à côté de la terreur métaphysique magistralement tissée par Carpenter, comme achève de le démontrer ironiquement un hideux épilogue en CGI une fois le miroir traversé…

BASTIEN MARIE


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s