24H Limit

069316724 Hours to Live Film d’action américain, chinois, sud-africain (2017) de Brian Smrz, avec Ethan Hawke, Qing Xu, Paul Anderson, Liam Cunningham et Rutger Hauer – 1h33

Le tueur à gages Travis Conrad est abattu lors d’une mission en Afrique du Sud. Ses employeurs, avec une procédure médicale expérimentale, le ramènent à la vie pour 24 heures pour terminer sa mission…

Sur l’affiche de 24H Limit, sous le nom d’Ethan Hawke, toujours facile à engager pour des petites productions de genre, et la mention « par le producteur de John Wick« , il y a marqué « un film de Brian Smrz ». Un nom qui n’est pas seulement pratique au Scrabble, mais qui, une fois écrit sur internet, ouvre tout un pan sur le cinéma d’action sur lequel Smrz a officié en tant que chef cascadeur, de Volte/Face (1997) à Minority Report (2002) en passant par une tripotée de X-Men24H Limit est son second film en tant que réalisateur, distribué chez nous par SND pour remplir ultérieurement les grilles de programmation des chaînes du groupe M6.

24H Limit ne fait guère de mystère sur son programme : avec son tueur ramené à la vie pour 24 heures, on est entre John Wick justement et New York 1997, ou sur du 24 heures chrono avec juste 1h30 pour emballer un pitch qui ne pourrait pas aller au-delà. Le film aurait pu être sympa s’il respectait son concept, menant une vendetta sanglante pied au plancher. Sauf que non, Brian Smrz semble surtout avoir envie de se trouver une légitimité comme réalisateur en ne misant pas que sur l’action mais aussi sur le background du personnage. Du coup, il y a quelques jolies tentatives de flashback mais qui s’appliquent à un passé terriblement prévisible, qu’on a deviné avant même que le film commence.

mv5bzjdknjgwnzetnziymi00zwm3ltg4ndctn2eznmriyjm5mdy0xkeyxkfqcgdeqxvyntc5otmwotq-_v1_
Travis Conrad (Ethan Hawke) se pose deux minutes pour se demander ce qu’il fout là.

Ça libère une seconde façon par laquelle 24H Limit aurait pu se sauver : en s’engageant sur cette lisière fantastique qui s’ouvrait à lui. Un Ethan Hawke plus cadavérique encore aurait pu se trouver dans le territoire neutre entre le monde des vivants et celui des morts qui se serait manifesté autrement qu’en quelques banales hallucinations. Mais sur un projet de cet acabit, vous vous doutez bien qu’on a pas le temps pour la subtilité, et qu’on préfère laisser Hawke cabotiner à loisir, quand il ne poignarde pas à tout va ou qu’il envoie une bagnole exploser un immeuble high-tech. Et on donne aussi à Rutger Hauer tout juste le temps de s’amuser avec un shotgun. Bref, on limite au maximum les enjeux du film autant que le titre français essaie de tenir en moins de lettres possibles. On prend pas trop de place dans votre cerveau afin que vous oubliiez très vite le film pour mieux le redécouvrir un samedi soir sur NRJ12.

BASTIEN MARIE


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s