Burn Out

2122850Film d’action français (2017) de Yann Gozlan, avec François Civil, Olivier Rabourdin, Manon Azem, Samuel Jouy et Narcisse Mame – 1h47

Pour rembourser la dette de son ex et mère de son enfant, Tony, en passe de devenir motard professionnel, accepte de faire des livraisons de drogues pour un gang de gitans…

Après les thrillers Captifs (2010) et Un homme idéal (2015), ce dernier ayant fait un petit succès en salles si je me souviens bien, Yann Gozlan se lance dans le film d’action avec Burn Out dans lequel François Civil (Ce qui nous lieDix pour cent) met en péril sa carrière pour faire du go fast pour les beaux yeux de Manon Azem (Gangsterdam, euh, pas sûr qu’elle en vaille la peine du coup). Ma foi, on ne va pas se plaindre : le burn-out sert un film de genre plutôt qu’une comédie insupportable avec le premier comique de téloche venu…

Je ne vais pas vous le cacher : sur le papier, Burn Out est un polar convenu et sans surprise, animé par des personnages lisses ou archétypaux. Si ce n’était pour un Olivier Rabourdin qui s’éclate à faire le parrain de service, on s’ennuierait ferme. Sauf que Yann Gozlan sait que le principal intérêt de Burn Out réside dans ses séquences de motos et au rayon action et adrénaline, heureusement, il touche sa bille. La preuve dès la séquence d’ouverture où le réalisateur s’amuse à truffer la bécane de caméras pour nous faire vivre une course au ras du bitume.

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Tony (François Civil) en pleine réflexion. Je vous rassure, il est beaucoup plus convaincant sur sa moto.

Pas dupe, Gozlan vise donc la pure efficacité et y parvient très bien, notamment lors d’une séquence haletante où Tony doit livrer la came au cœur d’une banlieue en pleines émeutes. Très adroit sur le montage, calé sur les répétitions de la musique électro, le réalisateur réussit à nous faire enfourcher la bécane avec Tony et à nous faire ressentir sa fébrilité et son épuisement. Burn Out comble donc l’épure de son récit par une esthétique soignée et entend livrer une expérience surtout sensitive. Et un film français qui se jette ainsi à corps perdu et sans rougir dans l’action pure et dure, même au prix d’évidentes limites narratives, c’est assez rare pour être remarqué.

BASTIEN MARIE


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