Jumanji

mv5bndhlmwixnmmtztllns00nmy5ltk5mmitmgviyti4mdfkmtnlxkeyxkfqcgdeqxvynjgxntawnjq-_v1_Film d’aventures américain (1995) de Joe Johnston, avec Robin Williams, Bonnie Hunt, Kirsten Dunst, Bradley Pierce, Bebe Neuwirth, David Alan Grier et Jonathan Hyde – 1h44

Deux enfants trouvent dans le grenier de leur nouvelle maison un jeu de société appelé Jumanji. En commençant une partie, outre des dangers de la jungle projetés dans la réalité, ils libèrent Alan Parish qui était prisonnier du jeu depuis 26 ans. Leur unique moyen de lever les sorts du jeu est de terminer la partie…

Comme d’habitude, la sortie d’une suite tardive a fait grincer des dents. Ainsi, on a souvent entendu devant les affiches ou bandes annonces de Jumanji : Bienvenue dans la jungle des « Quoi, ils ont osé toucher à Jumanji ?! » et autres accusations de viol d’enfance. Heureusement, une récente diffusion télé de circonstance du Jumanji original nous a permis de nous repencher sur le quatrième film de Joe Johnston. Et vous savez quoi ? Bah il était déjà pas extraordinaire…

Adapté d’un livre dont il ne reprend que le concept, Jumanji est un film d’aventures certes assez prenant et effréné, grâce à ce concept justement. Confrontés à un jeu maléfique, les personnages ne peuvent que terminer la partie pour en interrompre les sorts. Il faut donc jeter les dés frénétiquement et précipiter les périlleuses péripéties pour s’en sortir, ce qui crée une drôle d’addiction au jeu qui suffit à rythmer Jumanji sans lever le pied. En terme de pur spectacle, Joe Johnston était un maître du jeu tout trouvé : dans le sillon des qualités techniques de son premier film Chérie, j’ai rétréci les gosses (1989), l’homme excelle à jouer avec son décor, l’envahissant de flore tropicale ou l’inondant sous une mousson, avec un plaisir de destruction tout enfantin. Manque de bol, les effets spéciaux sont à l’avenant : très bons pour un troupeau d’éléphants, beaucoup moins pour des petits singes. Seulement deux ans après Jurassic Park, l’enfance a pris un coup de vieux…

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Alan Parish (Robin Williams), tranquille dans son salon, en pleine fight avec un alligator…

Heureusement, les SFX physiques tiennent mieux le coup, mais Johnston, venu des effets spéciaux lui-même, est assez limité dans d’autres domaines, en particulier sur les personnages, sacrifiés au profit de cette soif d’aventures. Le gamin piégé dans un corps d’adulte, Robin Williams l’a mieux fait ailleurs (même dans Hook) et ne peut compter que sur lui-même pour tenter d’émouvoir sur son triste destin. Les seconds rôles ne suivent pas (on peine à distinguer le talent de la jeune Kirsten Dunst) et une fois terminée, la partie ne marque pas durablement. Ou alors pour son final ambigu par rapport à la relation entre Williams et deux gosses qui, techniquement, ne l’ont jamais connu. Bref, s’il reste un honnête divertissement, Jumanji ne saurait prétendre à plus, en tous cas pas à devenir aussi culte qu’on le dit, sinon dans les embruns d’Amblin. Ça vous fait peut-être du mal de le lire, mais au moins l’anus de mon enfance a été épargné par The Rock…

BASTIEN MARIE


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