Jumanji : Bienvenue dans la jungle

mv5bm2y4ytc0ztqtmmfinc00yjrhlwi0ymutowi1otzhnwiyodzhxkeyxkfqcgdeqxvyntixnzaxoty-_v1_sy1000_cr006801000_al_Jumanji : Welcome to the Jungle Film d’aventures américain (2017) de Jake Kasdan, avec Dwayne Johnson, Kevin Hart, Jack Black, Karen Gillan, Nick Jonas, Rhys Darby et Bobby Cannavale – 1h59

Devant ranger la cave du lycée pendant leur jour de colle, quatre adolescents y trouvent une antique console de jeux vidéo que nous appellerions Jumanji. Avalés par le jeu, ils se retrouvent dans la peau d’avatars dans une jungle qu’ils doivent sauver de l’emprise d’un méchant explorateur…

Pour vos fêtes de fin d’année, Sony vous offre un remake/reboot/suite tout-en-un de Jumanji (1995) de Joe Johnston. On en a confié la réalisation à Jake Kasdan, fiston de Lawrence et tâcheron de la comédie américaine dans laquelle il ne s’est illustré qu’avec Walk Hard (2007). Niveau casting, on vous sort les grosses stars du moment : Dwayne Johnson, toujours apte à rebooter tout ce qui passe ; Kevin Hart, toujours apte à remplir le scénario de bavardages ; Jack Black, toujours apte à brader son talent comique ; Karen Gillan, une petite bombe cachée sous le maquillage des Gardiens de la galaxie ; et même un des Jonas Brothers, ayant le don incroyable d’être encore plus insignifiant quand il est tout seul. Et avec tout ça, on arrive à tenir deux heures durant lesquelles vos enfants arrêteront de vous les briser avec le Père Noël et vos ados penseront qu’ils ont de l’humour.

Ce Jumanji : Welcome to the Jungle (un sous-titre qui permet de se distinguer de l’original, mais surtout de se garder du Guns and Roses pour le générique de fin) commence plutôt bien. Pas vraiment avec son début mollasson à la Breakfast Club dont les personnages portent leur stéréotype sur leurs boutons d’acné, mais plutôt quand on déboule dans la jungle dans l’habit des stars. En effet, on se dit que le jeu autour des avatars peut tenir quelques promesses. Malheureusement, ça dépendra encore de votre niveau de tolérance personnel à l’égard de Kevin Hart, dont le débit hystérique fait de l’ombre à ses collègues, pourtant lotis de rôles un peu plus intéressants : Dwayne Johnson embarrassé par son corps hors norme, Jack Black en minette de seize ans imbue d’elle-même, et Karen Gillan gênée par son corps sexy de Lara Croft. Mais non, Hart nivelle tout pour que ce Jumanji reste familial, autrement dit assez formaté pour tous les âges.

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Les rhinocéros veulent se débarrasser de Kevin Hart, et ma foi, c’est pas moi qui vais les en empêcher…

Le formatage n’est toutefois pas assez sophistiqué pour le public gamer qui sera encore une fois le plus déçu par cette relecture vidéo-ludique de Jumanji. Au-delà d’une vanne sur les PNJ ou sur les points forts/points faibles des héros, l’univers du jeu vidéo n’y est qu’un prétexte à un film de jungle pauvrement numérique et peu inspiré, si bien qu’on a surtout l’impression d’être bloqué au niveau du didacticiel. Le gamer de la bande n’aura pas à se creuser trop les méninges pour déjouer les pièges de Jumanji, le film original finissant par devenir un prétexte à son tour puisque les dangers du jeu diabolique y sont remplacés par un méchant de pacotille qui a la tronche de Bobby Cannavale de Vinyl. Bref, ce Jumanji : Bienvenue dans la jungle fera son boulot de prototype de blockbuster hivernal à la condition sine qua non de ne pas réfléchir à ce que vous regardez, vous risqueriez d’être avalé par le vide du film.

BASTIEN MARIE


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