Coco

mv5byjq5njm0y2ytnjzknc00zdhklwjjmwitn2qynzfkmde3zjaxxkeyxkfqcgdeqxvyodixmzk5nja-_v1_sy1000_cr006991000_al_Film d’animation américain (2017) de Lee Unkrich et Adrian Molina – 1h49

Attention, l’auteur de ces lignes n’a jamais vu La Légende de Manolo. Il ne pourra donc pas attester de ses éventuelles similitudes avec Coco.

Malgré l’interdiction de sa famille de cordonniers, Miguel veut participer au concours de musique du jour des morts. Accidentellement, il entre dans le monde des morts, où il cherche son arrière-arrière-grand-père, un musicien de légende, pour qu’il lui accorde sa bénédiction pour rentrer chez les vivants…

Après un Cars 3 estival apparemment plus réussi que le 2 (ce qui n’était pas difficile), Pixar sort son film hivernal avec Coco, réalisé par l’un des ténors de la boîte, Lee Unkrich, secondé par Adrian Molina qui, à mon avis, a aussi fait office de consultant sur la culture mexicaine… Quoiqu’il en soit, le film sort deux semaines avant le Star Wars annuel (comme Le Voyage d’Arlo et Vahiana avant lui), prêt à enchanter vos vacances de Noël après un bouche-à-oreille apte à rassurer les quelques parents qui n’ont jamais entendu parler de L’Étrange Noël de monsieur Jack et qui ont donc peur d’emmener leurs enfants voir des squelettes…

Sans surprise, Coco est une nouvelle réussite de l’écurie Pixar qui nous entraîne d’emblée dans un univers coloré, baroque et vivant (hi, hi) avec une ouverture en 2D qui fait penser à un cousinage mexicain du cinéma de Michel Ocelot et pose le lourd héritage familial de Miguel, notre héros trop mignon. Une fois qu’on pénètre dans le monde des morts, toutes ces qualités sont encore décuplées pour un résultat qui survole une nouvelle fois toute l’animation hollywoodienne. Moins manichéen dans l’opposition morts/vivants que Les Noces funèbres, tellement oubliable qu’il me fait mal de m’en rappeler, Coco ne cède pas non plus à l’humour lourdingue qui plombe le genre (à la rigueur, le personnage rigolo du film, c’est Frida Kahlo !) ; bref, il ne prend pas les enfants pour des chiards. Ce qui sert naturellement l’ambition du film de parler sans détour de la mort, du deuil et de l’héritage (à se demander d’ailleurs si Lee Unkrich a vu Les Ailes de la renommée…) en rendant au passage un vif hommage à une culture mexicaine pas forcément bienvenue dans l’Amérique de Trump…

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Cependant, malgré ces nobles intentions, il subsiste une ombre au tableau de Coco : un récit quelque peu dupliqué des précédents films de Pixar. Du désir d’émancipation du héros au dénouement menant au revirement de certains personnages, des similitudes évidentes avec les Toy Story ou Là-haut sauteront aux yeux de certains qui pourront deviner à l’avance le cours des événements. Le modèle Pixar s’est donc fait grillé, ce qui n’empêche pas Coco d’atteindre son but (j’ai quand même versé ma petite larme) et de développer un univers assez riche pour noyer le poisson et combler cette très relative roublardise. Et puis au pire, ça nous donne une raison de plus d’attendre avec impatience le retour de Brad Bird aux Indestructibles pour réveiller le studio…

BASTIEN MARIE


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