Life : Origine inconnue

520233Life Film de science fiction américain (2017) de Daniel Espinosa, avec Jake Gyllenhaal, Rebecca Ferguson, Ryan Reynolds, Hiroyuki Sanada, Ariyon Bakare et Olga Dihovichnaya – 1h44

Les six membres de la Station Spatiale Internationale récupèrent des échantillons du sol martien. Ils y découvrent une forme de vie qui évolue à une vitesse fulgurante et se montre bientôt hostile envers ceux qui l’ont accueillie…

Ça y est, j’ai enfin vu Life : Origine inconnue avec un peu de retard : Sony ayant sorti le film quelques semaines avant Alien Covenant, ils ont adopté la méthode idéale pour empocher quelques dollars auprès des fans les plus impatients de Ridley Scott. Encore que je suis méchant, parce qu’il devait originellement sortir en mai, mais ils ont eu peur d’entrer en compétition avec… Pirates des Caraïbes ! En tous les cas, Life aurait bien du mal à dissimuler ses fortes ressemblances avec Alien premier du nom, voire le film qui l’a inspiré à Dan O’Bannon, It ! The Terror From Beyond Space d’Edward L. Cahn. Rhett Reese et Paul Wernick, scénaristes de Deadpool (c’est pour ça que Ryan Reynolds a le temps de faire des vannes vaseuses), n’ont donc pas eu à chercher bien loin le point de départ de leur flippe dans l’espace, lui conférant tout de même un cadre plus ordinaire dans la Station Spatiale Internationale, ce qui permet de bouffer aussi dans la gamelle de Gravity. Pourtant, malgré cet apparent opportunisme, Life : Origine inconnue (sous-titre français à côté de la plaque d’ailleurs, puisque l’alien est d’origine martienne…) nous fait passer un moment assez agréable.

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David Jordan (Jake Gyllenhaal) enferme son camarade Rory (Ryan Reynolds) avec la bête : ça nous débarrassera des vannes de merde.

En effet, à partir du moment où on accepte que Life sera une grosse série B conventionnelle, revendiquée comme telle, qui ne se cache pas plus qu’il ne s’excuse de ses modèles, il ne nous reste plus qu’à profiter de sa réelle efficacité tenant tout le temps de la projection. Avec un plan-séquence d’ouverture de six minutes à la Brian De Palma de Mission to Mars (et pour une fois, je dis ça sans aucune méchanceté), Daniel Espinosa pose parfaitement la topographie de l’espace restreint de son action et n’use jamais gratuitement de l’apesanteur pour faire croire à une virtuosité frelatée. Le réalisateur de Sécurité rapprochée (encore avec le Reynolds) garde la tête froide et nous installe tranquillement dans sa station de manière d’autant plus appréciable que la force de sa menace extraterrestre sera ensuite de constamment agrandir son champ d’action hostile, profitant du moindre espace et envahissant le moindre confinement pour continuer son carnage.

C’est d’ailleurs là le principal bon point de Life : ne jamais perdre le spectateur dans ses rouages pour toujours relancer son suspens. On ne se sent jamais largué quand l’affreuse bestiole (enfin, affreuse : elle ne veut peut-être que des gros câlins) retourne les mécanismes de la station et des combinaisons contre ses occupants humains, permettant d’ailleurs des mises à mort inventives. Et Life n’est d’ailleurs pas faussement émouvant avec ses victimes, juste assez bien caractérisées pour qu’on s’y attache sans freiner l’action, et servies par un très bon casting, dont les stars Gyllenhaal, Ferguson, Reynolds ne tirent pas la couverture à eux. Bref, jusqu’à son excellente chute finale, Life reste un ersatz d’Alien bien troussé et tout à fait valable, auquel j’apposerais volontiers le sous-titre « le septième passager » plutôt que cette origine inconnue qui m’échappe encore…

BASTIEN MARIE

Bonus : Une rumeur prétend que Life serait une préquelle du film Venom, en développement depuis de nombreuses années chez Sony ; oui, oui, sur le méchant de Spider-Man ! Cela me paraît bien infondé, essentiellement véhiculé par le succès des scénaristes de Deadpool


Une réflexion sur “Life : Origine inconnue

  1. J’ai lancé le film par hasard un soir, tellement je n’en avais jamais entendu parler avant. C’est plutôt pratique, j’en attendais rien, donc il n’a pas été spécialement décevant. Il est même plutôt bon quand je le compare à Covenant, qui, lui, est une gigantesque blague (bien que visuellement irréprochable, je ne pardonne pas le génocide des Ingénieurs alors qu’ils étaient le centre de Prometheus)(à ce stade, c’est prendre les gens pour des débiles).
    Énorme le sous titre, j’avais même pas fait attention, ahah!

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